Ensemble!
vendredi 13 juin 2008
Elections européennes : « Pas de pacte secret avec Sarkozy »
Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont-ils conclu un pacte secret qui permettrait à l'ex-Premier ministre d'occuper la tête de liste UMP en Ile-de-France pour les élections européennes de juin 2009 ? Le Point révèle l'information en expliquant que ce "cadeau" à Dominique de Villepin permettrait de neutraliser un rival qui reste dangereux. L'hebdomadaire décrit une rencontre « d'homme à homme et sans témoin » qui se serait déroulée dans « un palace parisien ».
Ce que dément Dominique de Villepin, joint hier par téléphone. «
italic;">C'est une fable totalement fausse », assure-t-il, tout en précisant qu'il a « effectivement rencontré, courant mai, le président de la République, mais à l'Elysée et à son invitation, pour évoquer la situation internationale à la veille de la présidence française de l'Union européenne. Comme il l'a fait avec d'autres représentants politiques de tous bords. »
Lors de l'entretien qu'il nous a accordé avant ces "révélations", Dominique de Villepin ne cachait pas son intérêt pour une élection. « Ça peut apporter beaucoup dans la compréhension des préoccupations quotidiennes des Français. Je n'écarte aucune voie. Diplomate à l'origine, les circonstances m'ont conduit vers la politique auprès de Jacques Chirac avec qui j'ai mené de grands combats pour la France. Je continue aujourd'hui à travers mes activités d'avocat. D'autres possibilités peuvent s'ouvrir. » Il estime cependant « prématuré » d'évoquer les Européennes.
jeudi 12 juin 2008
Un retour en force sur le point de s'accomplir!
samedi 7 juin 2008
vendredi 6 juin 2008
Interview de DDV à Weekend.be
L'insomnie est un devoir ! Dans ces moments particuliers de la nuit, où le monde et la vie font silence, l'insomnie nous permet de reconstituer le puzzle de nos vies. Même si elle est parfois douloureuse, cette faille épouvantable dont parle Borges, où nous avons le sentiment d'une terrible immortalité...
La poésie, art de vivre ou exutoire ?
On a tendance parfois à cantonner la poésie dans la mise en vers et en une jolie musique. Au contraire, c'est l'outil le plus révolutionnaire pour changer la vie. Et c'est une charge de dynamite absolument formidable. D'ailleurs, tous ces poètes ont des itinéraires souvent tragiques parce qu'on ne prend pas ce risque-là sans péril. La poésie, c'est un chemin que l'on invente, là où l'on pensait qu'il n'y avait parfois plus de chemin. Et ce chemin, on le creuse en soi, on le creuse avec les autres, dans la vie même. Parfois à mains nues et parfois dans la chair vive. Tout cela est souvent très douloureux, mais c'est un chemin indispensable pour ceux qui attendent davantage de la vie.
La plume ou l'ordinateur?
Moi, j'écris à la plume ou au bic. Je choisis des outils simples, parce que je les égare facilement. Et puis le contact avec le papier et l'encre rend le poème plus charnel, permet de l'enraciner, y compris sur la feuille blanche.
La littérature ou la politique ?
Je ne sépare pas les deux. De la même façon, je pense que, quand on avance dans la vie, il faut une inspiration et une expiration. Si l'expiration est le champ de la politique, il faut une inspiration qui donne un sens à cette politique, mais y compris pour soi-même. Car comment faire de la politique si on ne cherche pas à appliquer ce qui nous guide -l'exigence de liberté, d'égalité, de justice, de paix ? Il faut recentrer la politique sur l'essentiel et pour cela, elle a besoin de boire à autre chose qu'à des sources individuelles, politiciennes. Elle doit donc s'inspirer de l'art et de la culture.
Rabat, Caracas, Fort de France, New York. De toutes les villes de votre enfance, laquelle est la plus chère à votre souvenir ?
Je suis né à Rabat, j'ai forcément une fidélité particulière à cette terre du Maroc. J'aime ses paysages ascétiques et en même temps, j'aime la luxuriance de l'Amérique latine, sa malice indigène et son surréalisme. Chaque lieu a son inspiration, son imaginaire. Et je pense que l'on a constamment besoin de fortifier son propre imaginaire en s'épaulant sur des lieux, des cultures, des peuples différents. C'est autant d'attachements, autant de raison de vivre supplémentaires.
Votre rêve d'enfant ?
Vivre d'aventures, dans l'exploration des peuples et des contrées. L'aventure permet toujours de découvrir de nouvelles choses sur soi et de faire reculer les frontières. Or, nous vivons par trop dans des mondes de frontières et de peur. Chasser la peur me paraît être le premier objectif. Et c'est ce que je pressentais, enfant, le besoin d'aller vers un ailleurs, un inconnu qui permette en permanence de se dépasser.
Votre dernier marathon ?
Il date d'il y a bien une dizaine d'années. Je cours tous les jours, mais jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu la chance de pouvoir m'entraîner suffisamment pour réessayer un marathon. Je ne désespère pas de pouvoir en courir un très vite avec mon fils. De préférence, un petit marathon, à la campagne. Mon vrai rêve, c'est de faire les cents kilomètres de Millau, encore faut-il que les genoux tiennent...
Votre fille Marie, mannequin, fierté ou frayeur ?
Un peu des deux. Mais fierté pour ce qu'elle est parce qu'elle aime la vie. Elle aime la découvrir et l'approfondir. Et je lui fais confiance !
Un discours mémorable ?
Je ne m'attarde pas sur mes propres discours. Mais j'aime ceux des autres, je lis ceux des grandes figures de l'histoire, de De Gaulle, Churchill, Napoléon, mais aussi les discours plus modestes - dans la Révolution Française, il y en a d'absolument magnifiques. J'aime la voix, quand elle est s'adresse à d'autres.
Que vous autoriseriez-vous dans Second Life ?
Je n'ai aucun goût pour le monde virtuel. Je me sens très paysan de ce point de vue-là. Autant j'aime le voyage, autant je suis attaché à la réalité et aux racines de la vie. Je préfère les hommes et les femmes et les rêves que l'on peut toucher et réaliser à ceux qui ne s'accomplissent qu'à travers des écrans.
Que craindre le plus, comme vous l'écrivez, l'effroi de l'âme ou le combat des hommes ?
Les deux sont à craindre. Mais le combat des hommes est plein de vanités, ce n'est donc pas celui qui m'effraie le plus ! Il est parfois très vain. Il faut savoir se concentrer sur l'essentiel qui est cette capacité que l'on a à pousser plus loin son aventure et son exigence, pas dans ces combats mesquins, ces combats de pouvoir, d'ego, qui très souvent nous humilient, nous avilissent et nous rapetissent.
Le sujet qui fâche ?
Aucun, je me sens très apaisé.
Démission, courage ou lâcheté ?
Cela dépend des circonstances et de la conscience qui guide le choix. Il est très difficile de juger les uns ou les autres. Dans Hôtel de l'insomnie, je parle d'un certain nombre d'auteurs qui ont été conduits au suicide. Faut-il juger le suicide d'un Paul Celan, d'un Jean-Pierre Duprey ? Il y a des zones de mystère dans la vie des êtres... Il faut savoir faire silence. Chercher à accompagner, mais respecter.
Si vous deviez vous réincarner ?
Oh, il y a l'embarras du choix. J'aime cette idée que l'on puisse se métamorphoser. J'adorerais vivre plus près de la terre, être un paysan en Patagonie, cela me plairait.
Votre épitaphe ?
Je ne m'attache pas assez d'importance pour m'en inventer une. Le testament de Jean Charcot, "Avions rêvé davantage. Avons fait du mieux possible", me va très bien comme épitaphe! Il y a beaucoup à apprendre de ceux qui sont dans l'épreuve : il adresse ce télégramme à l'Académie des sciences, dans un moment critique, puisqu'il est à la tête de son brise-glace, le Pourquoi pas ?, qui va faire naufrage. Et il a cette idée merveilleuse d'aller libérer les mouettes adoptées comme mascottes avant de partir lui-même au fond des mers...
Propos recueillis par Anne-Françoise Moyson
Source: http://www.levif.be/weekend/fr/people/glamour/Dominique-de-Villepin/a8168-article.jsp
Let's go to Montpellier pour Le Printemps vagabond!
Date : samedi 14 juin 2008
Heure : 18:30
Lieu : Le Domaine d'O - Espace Pinède
Adresse : 178 Rue de la Carrierasse
Ville : Montpellier, France
Plus d'infos sur notre Event Facebook:
http://www.facebook.com/group.php?gid=4936619059#/event.php?eid=29248994824
vendredi 30 mai 2008
Reportage avec DDV sur Kazados.tv
jeudi 29 mai 2008
Conférence avec Dominique de Villepin à Kyoto le 20 juin 2008
Dominique de Villepin sera en déplacement à Kyoto le 20 juin prochain pour participer au forum intitulé: "La formation d'une vision du monde multipolaire et l’enseignement des langues étrangères" organisé par l’Université de Kyoto à l’occasion du 111e anniversaire de sa fondation et des célébrations du 150e anniversaire des relations franco-japonaises.
Pour de plus amples informations:
http://www.z.k.kyoto-u.ac.
dimanche 25 mai 2008
mercredi 21 mai 2008
La seule clé indispensable: celle du rassemblement!
"Le défi est économique et social" Gérald Papy
Mis en ligne le 20/05/2008
Le site Internet de l'hebdomadaire français "Marianne" a cru pouvoir annoncer dimanche que "le réquisitoire de l'affaire Clearstream [...] va probablement demander un non-lieu général pour Dominique de Villepin". Une information que le parquet de Paris a aussitôt démentie indiquant qu'aucune décision n'avait été prise. Dans cette histoire tortueuse de dénonciation calomnieuse censée atteindre l'honneur du candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy, les avocats de l'ancien premier ministre français avaient réclamé en avril un non-lieu, arguant notamment de "l'inexistence de l'instruction" et de "la fragilité des témoignages que l'on peut opposer à M. de Villepin".
Dominique de Villepin était à Bruxelles, lundi, pour parler de son livre "Hôtel de l'insomnie". Au cours de l'interview qu'il nous a accordée, il a évoqué ce dossier et l'actualité politique en France. "Je n'ai jamais été très inquiet sur la vérité des choses puisqu'à la fois, la réalité des faits et la réalité du droit sont pour moi extrêmement claires", explique-t-il à propos de l'"affaire Clearstream". "J'ai agi dans le cadre de mes fonctions avec le souci de l'intérêt général. Je n'ai donc pas de doute sur ce que sera la décision finale. Alors sera-t-elle prise dans quelques jours ou dans de longs mois ? Nous verrons. Je regarde tout cela avec beaucoup de confiance."
Des députés français qui vous sont proches ont évoqué un malaise, la semaine dernière, à propos de certains projets du gouvernement. S'agit-il d'un malaise profond ?
Pour un pays comme la France, qui est engagé dans une voie de modernisation et de réformes, il y a une clé, indispensable, celle du rassemblement. Cette clé est d'autant plus indispensable que, parmi les pays européens, il y en a qui ont de très forts consensus sociaux et politiques, les pays anglo-saxons notamment, et il y en a d'autres qui ont de moins fort consensus. C'est le cas d'un pays comme la France où ma conviction est que la Révolution française n'est pas tout à fait terminée. Il y a toujours ces suspicions entre le pouvoir et la société et ces divisions au sein de la société et des pouvoirs, qui affichent en permanence des rivalités. Si nous voulons avancer, nous réformer et nous adapter, nous avons besoin de plus de cohésion, de plus de rassemblement. C'est pour cela que j'ai plaidé depuis de longs mois pour que nous nous retrouvions sur ce qui doit faire l'essentiel du défi à relever, le défi économique et le défi social. Dans cette période, poser la question de la réorientation de la politique étrangère ou celle des institutions ne me paraît pas prioritaire par rapport à cette exigence.
Avez-vous l'impression que le Président et son gouvernement ne font pas suffisamment d'efforts pour rassembler ?
J'ai l'impression que c'est le défi qu'il nous faut relever aujourd'hui et que c'est difficile. Mais j'ai le sentiment que c'est une idée qui chemine. J'ai bon espoir que cet esprit de rassemblement et de mobilisation autour d'une vision claire de l'avenir pourra se dégager au fil des prochains mois.
Mis en ligne le 20/05/2008
Que vous ont apporté les grands auteurs auxquels vous vous référez dans "Hôtel de l'insomnie" ?
C'est un livre dont l'écriture m'a accompagné tout au long de mon périple à l'Hôtel Matignon. L'exercice du pouvoir m'a conduit à souhaiter cheminer à travers la réflexion et le questionnement d'un certain nombre de grandes figures de la poésie ou de la peinture. C'est un livre de questionnement sur le sens des choses, de l'action, de la relation aux autres... C'est d'autant plus nécessaire dans un monde qui change vite. Le maître-mot de ce livre, c'est se désinstaller, se dépouiller, partant de l'idée que nous sommes toujours trop encombrés d'un fatras de certitudes, de choses inutiles. C'est une invitation à se recentrer sur l'essentiel.
Quel est-il ?
Parmi les grands défis du monde, il y a la nécessité d'établir des passerelles. Il y a surtout la nécessité pour l'Occident, les Européens comme les Américains, de montrer que nos idéaux ne sont pas des idéaux de papier. On ne peut pas défendre le principe de liberté, de justice, de paix sans être capable de relever les grands défis du monde. Force est de constater que la communauté internationale n'a pas fait les progrès que l'on attendait d'elle. Nos démocraties auront de plus en plus de mal à se justifier, à défendre leurs causes, dès lors qu'elles ne parviennent pas à franchir ces étapes indispensables de la paix, de la lutte contre la pauvreté, de la justice... Si nous voulons éviter ce déclin, nous devons montrer que nos idéaux, nous sommes capables de les appliquer. Il y a urgence.
Faut-il créer de nouveaux instruments pour mener à bien ces projets ?
Nos instruments sont en crise. Les Etats-nations n'ont pas la capacité de porter, à travers la diplomatie traditionnelle, les exigences du monde. Cela implique une gouvernance mondiale, une communauté internationale qui se dote de règles adaptées. La tentation a été pour nous de prendre les règles de l'Occident et de les étendre au reste du monde; cela ne marche pas. Regardez la crise financière. Elle met en défaut les normes comptables, financières, juridiques établies pour nos propres pays et que nous pensions adaptées au reste du monde. Nous devons penser l'organisation du monde via un système qui ne peut être légitime qu'à travers notre propre regard occidental et à travers celui des autres pays d'autant que ceux-ci affirment leur puissance. Plus que jamais, il y a la nécessité d'un monde multipolaire et multilatéral. Je pense à une grande organisation mondiale de l'Environnement, à une fusion des compétences des grands organes économiques comme le FMI, la Banque mondiale, l'OMC... Cela implique aussi que l'Europe soit capable de prendre ses responsabilités. Or l'Europe, même avec la perspective du traité simplifié, reste en panne. D'idées, d'idéaux, de projets. Elle est repliée sur elle-même. Il faut redonner un moteur, un horizon, des projets à l'Europe.