Ensemble!
samedi 30 mai 2009
vendredi 29 mai 2009
lundi 25 mai 2009
Dominique de Villepin en déplacement en province prochainement
Selon le site web du Midi Libre, samedi 30 mai, sur invitation de Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault, il sera en visite à la Féria de Nîmes, et dimanche 21 Juin, le site du mensuel du Golfe du Morbihan indique que DDV est invité au salon du livre de Vannes.
vendredi 15 mai 2009
Interview au magazine Le Point (14/05/2009)
Riposte. A quatre mois du procès Clearstream, il redouble de virulence. Et croit en son destin, comme jamais.
Il a changé de stratégie. Dominique de Villepin s'en va-t'en guerre ! Jusqu'alors, l'ancien Premier ministre émettait des réserves sur la gestion des affaires publiques, proposait des inflexions de cap, mais il s'interdisait la critique systématique et, surtout, refusait d'évoquer, fût-ce à la dérobée, sa chevauchée présidentielle.
Il attendait, pour faire plus ample mouvement, son acquittement (il n'imagine pas une autre issue) au terme du procès Clearstream, en septembre. Aujourd'hui, il a admis que ledit procès serait éminemment politique. Une primaire avant l'heure. Il a compris que Nicolas Sarkozy ne changerait pas.
« Se métamorphoser, c'est sans doute trop lui demander, confie-t-il au Point . Certains hommes politiques sont capables de se changer. Là, c'est plus difficile. » Alors... Alors Villepin prend acte. Et date.
« Les circonstances font que je crois n'avoir jamais été aussi déterminé à m'engager dans la vie publique qu'aujourd'hui », nous déclare-t-il avec la solennité des grands jours. Pour être encore un brin imprécise, la proclamation est néanmoins sans équivoque. Villepin a accepté de dissiper l'ambiguïté. « Jamais autant qu'aujourd'hui je n'ai senti à quel point mon engagement en politique était devenu non seulement nécessaire, mais naturel. Il y a un espace laissé vide, un besoin. »
Le besoin d'une parole « explicative », « structurante » et... alternative. Car il reconnaît désormais « aller un coup plus loin que ne le ferait un "honnête homme" en insistant comme (il) le fai (t) sur ce qui (lui) paraît essentiel. » Trop puissamment habité par l'idée qu'il se fait de sa destinée, il ne saurait se contenter plus longtemps d'être un observateur avisé et courtois sachant dominer ses émotions.
En dépit des apparences, ce n'est pas de lui que Villepin a une haute idée, mais de son destin. Il s'efforce de séparer son combat de lui-même. Cela fait toute la différence entre lui et un être ordinairement égotique. Toute la différence entre lui et un homme de peu de foi.
Vous en doutez ? Interrompez sa logorrhée et demandez-lui doucement s'il croit en Dieu. Le feu de joie et de mots qui jaillit de sa volcanique personne s'arrête net. Silence embarrassé. Alors, croit-il en Dieu ? « Oui ! Mais je n'en parle jamais... » répond notre homme plusieurs tons au-dessous de son timbre habituel. La voix, méconnaissable, n'est plus qu'un souffle. « C'est si fortement ancré en moi que ça ne se formalise pas politiquement. Ça ne peut pas, ça ne doit pas être un argument politique. »
Et de lâcher soudain, avec une brève moue dédaigneuse : « Les cerises en hiver, non merci ! » Allusion au dernier ouvrage d'Alain Juppé (« Je ne mangerai plus de cerises en hiver... », Plon), dans lequel le maire de Bordeaux, faisant fi de sa pudeur naturelle, commente son rapport à la transcendance. Très peu pour Villepin, qui ne cherche pas à « fendre l'armure », lui ! Bien au contraire...
Abasourdi
Il préfère guerroyer, chevelure argentée au vent et armes (sémantiques) au poing. « Nicolas Sarkozy, qui voulait être le début de quelque chose, est le dernier des Mohicans. C'est l'inverse de l'histoire qu'il voulait écrire. La rupture aura lieu après lui. » Il se mord les lèvres. Il ne souhaitait pas être aussi dur.
« La politique menée aujourd'hui manque d'ambition, reprend-il. Le président de la République pense que, tout à coup, les 100 graines qu'il a jetées dans les sillons de France vont fleurir. Ce qu'il ignore, c'est qu'une addition de demi-réformes ne fait pas une réforme. Cela fait deux ans que l'analyse économique et sociale du gouvernement est erronée. »
Le dada villepinien du moment : la « bataille de l'innovation », à côté de laquelle l'équipe au pouvoir serait en train de passer.
Ô délice, son statut d'opposant officiel est désormais reconnu, non seulement par les médias, mais aussi par ceux-là mêmes qu'il fustige. François Fillon n'a pas résisté, tout récemment, à la tentation de citer publiquement, pour le contrer, le nom de son prédécesseur. Villepin est sensible à cet hommage.
Si Sarkozy ne lui fait pas ce plaisir, il réserve à ses proches l'expression d'un ressentiment intact : « Le fou qui a voulu me tuer » , assène-t-il en privé, « ce play-boy médiatique qui n'est même pas élu », « ce prévenu qui pense encore pouvoir jouer les opposants et qui bientôt ne sera plus rien ».
« Bientôt » ?Le procès se tiendra du 14 septembre au 15 octobre. Alors que les sarkozystes se frottent les mains et que quelques-uns des amis de Villepin lui font valoir qu'il est rare, dans un procès politique, que l'opposant ne soit pas condamné, l'intéressé refuse de s'alarmer.
Evidemment, le jour du renvoi en correctionnelle, il fut abasourdi. « Pis que ça encore, avoue-t-il. Ce dossier ne pouvait pas déboucher sur autre chose qu'un non-lieu. Pendant la période où nous nous parlions, Nicolas Sarkozy et moi, je n'ai pas abordé avec lui le sujet Clearstream. Je ne suis pas un dealer ! Je ne voulais qu'une chose : qu'il n'y ait pas de pression politique. Or, au bout du chemin, le parquet s'est fait tordre le bras. »
Après son renvoi, il n'a pas appelé Sarkozy. « Ç'aurait été pour se soulager. » Le président ne s'est pas davantage manifesté. Depuis, « il n'y a plus de contacts et il n'y en aura plus ». Entre eux, le match sera d'abord judiciaire. Parce qu'il croit en sa belle étoile et fait mine d'ignorer les autres astres, Villepin s'est convaincu qu' « il vaut mieux être mis hors de tout soupçon au terme d'un procès qu'avec un non-lieu ».
Et comme il ne fait ni ne dit rien sans flamme et sans point d'exclamation : « Je serai au rendez-vous de septembre ! s'emporte-t-il. Je vais avoir une tribune ! C'est une énergie formidable, un procès ! C'est l'occasion de montrer qu'on n'a pas peur ! Toute ma vie, je me suis battu contre la peur ! »
En attendant cette échéance, il occupe le terrain médiatique. Ce mercredi-là, il se réjouit de trouver trois caricatures de lui dans Le Canard enchaîné . « Quelque chose se passe ! Sinon je ne serais pas entendu, Bayrou ne serait pas entendu... »
Bayrou. Le Béarnais aurait pu être un allié, y compris électoral. Se présenter sous les couleurs du MoDem, n'aurait-ce pas été de la dernière drôlerie ? « Je ne suis pas un mec drôle », tranche Villepin, toutes fossettes dedans. Il ne désertera pas sa famille politique, foi de gaulliste ! Le député des Pyrénées-Atlantiques sera donc un frère d'opposition. Il l'a « croisé deux fois dans un restaurant », mais ils n'ont pas encore pris le temps de se rencontrer tranquillement. Un rendez-vous était prévu ces temps-ci, décalé par Bayrou en raison de l'accaparante tournée de promotion de son livre.
Celui de Villepin (il est en train d'en corriger les épreuves) devrait sortir le 11 juin chez Plon. « La cité des hommes ». Ce ne sera pas une proclamation de foi antisarkozyste, moins encore un manifeste pour clamer son innocence. Villepin y causera politique internationale, vision du monde, un point c'est tout. Un point c'est lui. Le même qui est venu, le 1er avril, disserter de « La France et l'Otan » à l'Assemblée. La salle Victor-Hugo était comble. C'est là qu'il réitérera cette expérience euphorisante le 27 mai. Au menu : « La France et l'Europe ». Et comme il y a pris goût, il reviendra encore au Palais-Bourbon fin juin, cette fois pour évoquer les enjeux économiques et sociaux.
« Il s'agit de lui donner la capacité de se rappeler aux bons souvenirs des uns et des autres », expose le député UMP Georges Tron, l'un des organisateurs de ces réunions et porte-voix du très informel club des amis de Villepin. Une mouvance qui devrait se structurer juridiquement dans les prochains mois.
Pour un homme qui se rêve providentiel, n'est-ce pas déjà faire une vraie concession au réalisme politique ? Le chevaucheur empanaché, tout entier occupé à galoper sur la pente de son destin, semble enfin désireux de s'assurer qu'il est suivi.
La cité des hommes par Dominique de Villepin

Sortie le 11 juin du dernier ouvrage de Dominique de Villepin, publié chez Plon: La cité des hommes.
Cliquez pour le réserver.
Résumé :
L'histoire accélère. Le monde bascule. Dans la frénésie des krachs et des guerres, il paraît à bout de souffle. Une crise de plus ? Non, c'est aujourd'hui la faillite d'un monde. Un triple effondrement sape les fondements de l'ordre international : la démesure de la spéculation et de la mondialisation financière ; la perte de repères de nos modèles industriels vieux de deux siècles ; et surtout la mort de l'Occident, parti il y a cinq siècles à la conquête matérielle et morale du monde et aujourd'hui exsangue. Il est urgent de renoncer aux folies qui nous ont menés à l'abîme, le vertige de la force incarné par l'Amérique de Bush, le fantasme de pureté de l'Occident qui lui fait tenir sans cesse un double langage, l'enfermement de la peur qui rôde depuis les attentats du 11 septembre. Nous trions les décombres d'un monde en train de s'écrouler. Il faut le refonder. C'est une chance historique. Les atouts sont là : l'élection de Barack Obama, la prise de conscience des défis climatiques, le désir de paix. Pour la première fois, l'humanité vit à la même heure. Le temps du choix est donc venu : construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie.
Dominique de Villepin en dessine ici la carte.
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En coulisses de l'émission "Comme un vendredi" le 24 avril, Dominique de Villepin a donné un rapide descriptif du livre.
"C'est les défis auxquels nous sommes confrontés dans un nouveau monde. Comment est-ce qu'on s'organise? Comment est-ce que la gouvernance mondiale s'organise pour apporter des réponses sur les questions de paix, de justice internationale, la question de l'indépendance, les grandes questions, le développement durable par exemple?
Donc, c'est tous ces nouveaux défis qu'on a vu poindre avec force à travers la crise économique, la crise financière, les difficultés sociales et qui justifient que nous nous posions de nouvelles questions, que nous nous posions notamment les questions de gouvernance pour faire face à tout cela. (...)
Il n'y est pas question de politique nationale, sauf à travers ce thème de l'indépendance, parce que je crois qu'on peut être à la fois solidaire et très actif dans le cadre européen par exemple, et très attaché néanmoins à l'indépendance de notre Etat français. Et ça, c'est une réflexion qui est très présente tout au long du texte."
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Le Point
Dominique de Villepin va publier un nouveau livre chez Plon en juin, La Cité des hommes, une réflexion sur le monde, l'Europe et la France.
Il s'y réjouit que nous vivions un moment particulier de l'Histoire, où tous les pays peuvent s'entendre pour trouver un arrangement planétaire.
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Le Monde
Le nouveau Dominique de Villepin sortira le 11 juin chez Plon sous le titre La Cité des hommes, une réflexion sur la "crise" et la "faillite du monde".
Avec son lyrisme habituel, l'ancien premier ministre estime qu'il est le temps du choix : "Construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie."
Une manière de paraphraser Engels, façon UMP. Le comparse de Marx avait en effet posé dans une phrase restée célèbre un dilemme : "Ou bien passage au socialisme ou rechute dans la barbarie."
mardi 12 mai 2009
"Si j'exprime ma différence, c'est pour apporter mon expérience, des propositions et une vision dans le seul souci de l'intérêt général."

Ce mardi 12 Mai 2009, M. Dominique de Villepin réponds aux questions de Marjory Chouraqui dans les colonnes du quotidien régional La Provence. Retrouvez cette interview sur La Provence.com
samedi 9 mai 2009
Bilan d'un jeune pop des 2 ans de présidence sarkozy
Pas d'initiatives sur l'Europe de la défense, un enlisement en Afghanistan; sur le plan intérieur, des réformettes tous azimut, prises à contre pied.
La clef de tous nos problèmes, c'est l'emploi.
Premier obstacle, celui de l'injustice et de l'inégalité de traitement.
Deuxième obstacle et pas des moindres, le chômage des jeunes, aucune solution efficace n'a été apportée à ce jour.
En somme deux ans d'un président pris à contre pied dont les réformes ne sont pas adaptées à une France en pleine crise.
Un conseil, préparer l'après crise, avec de grandes réformes!
Des réformes qui permettent à la France, à ses enfants et aux générations futures d'y trouver leur compte.
La Justice doit en être le pivot.
Au plan international, il est temps d'adopter rapidement une taxe européenne sur les produits importés dont le processus de fabrication ne respecte pas nos normes sociales et environnementales afin de financer une politique européenne de l'innovation.
En ce qui concerne la politique intérieure, une préoccupation, celle de la justice sociale, avec une réforme des retraites aboutie; mais aussi une réforme pour le logement, il serait temps de réformer en particulier les modalités d'attribution des logements sociaux.
Aussi à placer en tête des réformes, celle de la formation professionnelle, qui doit permettre à la France de remédier au problème du chômage en se dirigeant vers un système de flexi-sécurité à la française et permettre ainsi une plus grande justice face à la formation (aujourd'hui les statistiques montrent que les cadres en sont les principaux bénéficiaires).
En outre l'éducation nationale en général doit être modernisée. D'après mon expérience personnelle je dirai qu'elle doit s'adapter aux modes de vie actuels avec des étudiants qui travaillent de plus en plus à coté de leurs études, et un développement exponentiel d'internet; à quoi bon construire des amphis? Construisez des logements étudiants! En effet les étudiants souhaitent pouvoir écouter ou réécouter un cours lorsqu'ils le souhaitent, alors investir dans l'informatique est sans doute plus judicieux. A coté de cela, les séances de TD en petits groupes doivent être plus qualitatives avec une formation des intervenants amélioré.
Enfin ne pas oublier le respect de la LOLF, qui doit permettre de stopper l'hémorragie des comptes publics dans un premier temps, et dans un second de ne pas laisser injustement une dette colossale aux générations futures. Cela implique la modernisation de l'Etat afin de dégager des économies substantielles, nécessaires aux nouvelles dépenses engagées.
Et pour terminer, deux réformes de la Justice, avec un grand plan de construction et de rénovation des prisons, et une réforme visant à épurer les différents codes (civil, pénal, du travail...).
Il reste donc 3 ans à Sarkozy pour mener à bien ces quelques réformes qui me semblent indispensables, après sans cela, comme l'estime Dominique de Villepin, la sérénité affichée en haut lieu n'est qu'esbroufe et ne correspond en aucun cas aux réalités du pays, l'heure n'est pas à l'auto-congratulation mais à la remise en question!
jeudi 7 mai 2009
Colloque avec Dominique de Villepin le 27 mai prochain sur le thème de la France et l'Europe
Dominique de Villepin le 7 mai 2009 sur RTL
Deux ans de présidence pour Sarkozy, c'est aujourd'hui l'heure du bilan, et Dominique de Villepin est bien entendu prêt à nous éclairer sur la réalité de ce bilan ;)
mardi 5 mai 2009
Dominique de Villepin en déplacement en Amérique Latine est l'invité de RTL ce jeudi 7 mai 2009
Ces derniers jours, Dominique de Villepin était en déplacement en Amérique Latine comme nous en informe le blog 2VILLEPIN:
http://2villepin.free.fr/index.php/2009/05/05/1112-dominique-de-villepin-est-en-tournee-en-amerique-latine
Aussi je vous suggère de suivre en VO le récit de ce déplacement en consultant ces quelques liens:
http://anteriores.lanacion.com.py/noticias/noticias_um.php?not=243850&fecha=2009/05/03
http://www.lanacion.com.py/noticias-243866.htm
http://www.cope.es/mundo/04-05-09--respaldo-frances-fernando-lugo-49171-1
M. Dominique de Villepin sera l'invité de RTL, ce jeudi 7 mai de 7h50 à 8h00, en direct, dans l’émission de Jean-Michel Aphatie.