Ensemble!
dimanche 15 novembre 2009
VILLEPIN 2012, les débats
Que pensez vous de la légalisation du cannabis?
Ci dessous, quelques indications que j'ai souhaité souligner.
Les enjeux sont importants; d'un point de vue internationnal, il est d'une part déjà légalisé dans plusieurs pays européens, une harmonisation serait judicieuse, lutter contre la circulation de cannabis dans ces conditions est perdu d'avance. D'autre part, c'est une culture très répendue dans les pays en développement, la légalisation permettrait l'institution d'un commerce plus équitable et la mise en place de procédures de contrôle (lutte contre les réseaux mafieux, et contrôle de qualité).
D'un point de vue national, fiscalement cela permettrait d'apporter une nouvelle ressource contribuant au remboursement de la dette, et en particulier celle de la SECU. Quand on sait ce que rapporte à l'Etat les taxes sur la tabac, cette nouvelle ressource ne serait pas négligeable. En outre les fumeurs de cannabis contribueraient ainsi davantage au système de santé. Par ailleurs, il faut bien se l'avouer, aujourd'hui l'absence de légalisation du cannabis, n'empêche personne d'en consommer, on s'interdit surtout de contrôler les réseaux d'approvisionnement et de distribution plus qu'autre chose. Enfin avec des débits de cannabis controlés par l'Etat, les débits de tabacs retrouveront une seconde jeunesse; cela participera ainsi à préserver des emplois, tout en luttant contre le travail au noir.
Pour y répondre rendez-vous dans l'espace discussion de notre groupe facebook, http://www.facebook.com/topic.php?uid=20618019983&topic=12100
ou bien encore sur villepincom.net dans le forum du groupe VILLEPIN 2012
http://www.villepincom.net/forum/topic/935#935
L'Angolagate et Villepin
On peut légitimement s'interroger sur ces accusations. Surtout cela ne modifie en rien le sort de Charles Pasqua, puisqu’il n’est pas condamné pour trafic d’armes mais bien pour trafic d’influence.
samedi 14 novembre 2009
Le monde des livres
Le destin de Villepin
vendredi 6 novembre 2009
Parution du dernier témoin
La Terre a été balayée par une terrible catastrophe. Il n'en reste rien qu'une épaisse couche de boue, et quelques esclaves aux comportements mécaniques, des êtres qui n'ont plus grand-chose d'humain. "Un peuple de cendres." Seul subsiste un arbre qui a beaucoup voyagé au cours des siècles et en a vu de toutes les couleurs. Chêne ? Orme ? Tilleul ? On ne sait pas. Lui-même s'est senti, tour à tour, bouleau, banian et baobab, quand des émigrés dans le Nouveau Monde - Polonais, Vietnamiens, Angolais ou Palestiniens - ont reconnu chacun en lui un arbre de son enfance. Ce survivant se souvient et raconte. On cherche à le faire taire, mais en vain. Réussira-t-il à rendre son humanité au peuple de cendres ?
jeudi 29 octobre 2009
Villepin, bulletin d'information
Quatre jours après la fin du procès Clearstream et devant plus d’un millier de fidèles, Dominique de Villepin a fait son grand retour sur la scène politique nationale. Dans un discours offensif aux accents forcément gaulliens, l’ancien Premier Ministre s’est présenté comme une alternative républicaine au sarkozysme….
Le compte rendu de la soirée :
http://reversus.fr/2009/10/28/villepin-lalternative-republicaine/
A lire aussi, l’analyse de Laurent Pinsolle, qui y voit un grand pas vers 2012 :
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/10/28/le-grand-pas-de-dominique-de-villepin-vers-2012.html
Les photos :
http://2villepin.free.fr/index.php/2009/10/28/1295-dominique-de-villepin-ovationne-par-un-millier-de-militants-a-la-maison-de-l-amerique-latine
-- Fin du procès Clearstream--
Au terme de ces six semaines de procès, le réquisitoire terrible de Jean-Claude Marin est tombé. Devant le poids des peines réclamées, la volonté d’une exécution politique en règle. Mais la défense de Dominique de Villepin a prouvé que l’espoir de justice pouvait encore être entretenu…
Le bilan du procès Clearstream :
http://reversus.fr/2009/10/21/proces-clearstream-un-espoir-de-justice/
A lire aussi, l’analyse de Laurent Pinsolle, qui y voit le caprice d’un
Président qui a perdu son pari…
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2009/10/22/clearstream-le-caprice-du-president.html
-- Les autres interventions médiatiques de Dominique de Villepin--
Vidéo de Dominique Villepin, invité de France Inter le 28 octobre :
http://www.dailymotion.com/video/xaycbb_invite8h20villepin_news
Vidéo de Dominique de Villepin, invité de LCI, le 29 octobre :
http://www.wat.tv/video/lci-dominique-villepin-est-1w0q7_1euh6_.html
--L’activité du Club Villepin--
Vous êtes de plus en plus nombreux à adhérer. Pas moins de 500 depuis mardi…
Lancé il y a à peine deux mois, le club compte déjà plus de 4000 membres. S’appuyant sur son site et sur réseau social (Villepincom) qui enregistrerait près de 10 000 connexions par jour, la stratégie web de Dominique de Villepin semble aboutie. Même esseulé au sein de l’UMP, le net s’impose comme un formidable contre pouvoir face aux apparatchiks.
L’adresse du Cub Villepin : http://www.clubvillepin.fr/
Le réseau social Villepincom : http://www.villepincom.net/
Villepin, l’alternative républicaine
Quatre jours après la fin du procès Clearstream et devant plus d’un millier de fidèles, Dominique de Villepin a fait son grand retour sur la scène politique nationale. Dans un discours offensif aux accents forcément gaulliens, l’ancien Premier Ministre s’est présenté comme une alternative républicaine au sarkozysme….
Le grand rassemblement
La maison de l’Amérique latine n’était manifestement pas assez grande pour contenir la ferveur des partisans de Dominique de Villepin. Plusieurs centaines d’entre eux ont d’ailleurs été contraints de rester à la porte. Dans une salle bondée et dans une atmosphère de grand soir, tous les villepinistes étaient rassemblés. Et lorsque Nicolas Dupont-Aignant fait une entrée remarquée dans la salle, on se dit que la famille gaulliste est réunie au grand complet.
La présidente du Club Villepin, l’ancienne Ministre Brigitte Girardin, a d’abord fait les comptes. Lancé il y a à peine deux mois, le club compte déjà plus de 4000 membres. S’appuyant sur son site et sur réseau social (Villepincom) qui enregistrerait près de 10 000 connexions par jour, la stratégie web de Dominique de Villepin semble aboutie. Même esseulé au sein de l’UMP, le net s’impose comme un formidable contre pouvoir face aux apparatchiks. Par le passé, la tactique a déjà fonctionné. N’est-ce pas grâce à Désirs d’avenir que Ségolène Royal s’était imposé à la tête du PS ?
Un acte fondateur
Du haut de l’estrade, la mine grave et le regard tourné vers ses compagnons, Dominique de Villepin prend le temps de s’appesantir sur le présent. Cette grande messe autour de sa personne, il la vit comme un « acte fondateur ». Le début d’une autre politique, plus proche des préoccupations des Français, une politique épurée de ses défauts, « l’esprit de système et l’esprit partisan » qui empêche le consensus.
Dans la lignée de son dernier livre, l’ancien hôte de Matignon rappelle la période historique que nous traversons, celle des crises à laquelle succèdent d’autres crises…
Sensible aux changements profonds qui sont en train d’être opérés, au basculement géopolitique dans lequel le pays est emporté, Dominique de Villepin affirme que la France doit relever de nouveaux défis. Elle doit combattre le « cercle vicieux du chômage et de la dette ». L’ancien Premier Ministre prend également le temps d’évoquer l’Europe avec force et montre qu’il croit encore à une Europe politique « capable de défendre ses intérêts ». Ceci nécessitant forcément l’instauration d’une « Europe-confiance plus solide, plus efficace et plus démocratique ».
Un discours programme
Dominique de Villepin, candidat en 2012 ? Ce n’était qu’un secret de polichinelle, et avec son discours d’hier soir, l’ancien premier Ministre n’a fait que lever les derniers doutes.
Face à la « concentration du pouvoir », à « l’esprit de cour » et au « jeu stérile des polémiques » qui fragilisent notre pays, Dominique de Villepin se pose comme un gardien des valeurs « républicaines ». Galvanisé par les acclamations de ses partisans, le discours de Dominique de Villepin prend des accents gaulliens. Il rappelle que la France a un destin, qu’elle a un devoir vis-à-vis de son histoire et du monde et qu’elle ne peut se résoudre au pessimisme et à la fatalité…
Dans une référence à peine voilée aux grandes campagnes de Jacques Chirac, Dominique de Villepin se prend à rêver à haute voix à l’exploit d’Egletons en 1976 et espère déjà vivre de futures campagnes électorales aux accents de celles de 1995. Après son discours, l’ancien hôte de Matignon s’autorise un bain de foule de près de deux heures. De salon en salon, d’antichambre en antichambre, il se prête au jeu des photos et des dédicaces.
Plus proche que jamais de ses fidèles et plus convaincu que jamais de son destin, Dominique de Villepin frappe les esprits et cristallise une nouvelle espérance républicaine…
Fracture à droite
A l’heure de tracer le bilan de mi-mandat de Nicolas Sarkozy, le verdict des Français semble froid et implacable. Les affaires Mitterrand et Sarkozy ont fini de ternir cette présidence des « espérances déçues ». Le « règne de la parole » ne suffit plus à masquer les échecs de sa politique….
La droite traditionnelle semble en avoir fait son deuil et se met aujourd’hui à espérer à une autre alternative…
La gauche CarlaDepuis quelques mois, Nicolas Sarkozy joue un numéro d’équilibriste dont il paie aujourd’hui les pots cassés. Après avoir fait taire toutes les voix dissonantes à droite et bâti une alliance assez large en vue des régionales, il s’est attaqué à l’électorat de gauche. De l’interview à Libération à celle du Nouvel Obs, le chef de l’Etat a vainement tenté de nous faire croire qu’il avait changé.
Sur les précieux conseils de Carla, il aurait accompli sa mue intellectuelle et culturelle. Fini les comédies de la bande du Splendid, l’homme se met à Capra et à Visconti. Il se serait même mis à lire des livres : « pendant longtemps, il les a fait voyager [...]. Maintenant, il les ouvre » confiait un ministre à l’Express. L’hebdo chargé de l’opération de comm’ n’hésitait pas à parler d’une véritable « révolution culturelle ».
Mais sous le strass et les paillettes de la gauche caviard, Carla Bruni a tracé son sillon et gagné en influence. Elle a fait profiter à son « chouchou » de mari de son réseau et de ses relations. Avec elle et Hadopi, il est devenu le grand défenseur des artistes. L’affaire Polanski en fut un autre révélateur.
Mais par opposition à cette gauche bon teint, il existe aussi une droite traditionnelle en perte de repères. Elle avait élu Sarkozy sur les valeurs du travail et du mérite, elle avait porté au pouvoir le pourfendeur de 68 et de l’assistanat. Elle est aujourd’hui profondément désemparée, à l’image de beaucoup d’adhérents à l’UMP qui sont de plus en plus nombreux à rendre leurs cartes…
La droite traditionnelle n’y croit plus
En à peine six mois, la cote de confiance du chef de l’Etat a fondu comme neige au soleil. Selon un récent sondage réalisé par LH2 et Nouvelobs.com, il aurait perdu pas moins de 7 points, passant de 52 à 45%. Même constat pour François Fillon passant de 48 à 41 points. Pire, à mi-mandat et au moment de dresser le bilan de la présidence de Nicolas Sarkozy, 58% des Français le jugent négatif.
Par rapport à 2007, environ 20% de son électorat a déjà annoncé qu’il ne revoterait pas pour lui en 2012. Tandis que 35% assurent qu’ils voteront « probablement » pour lui, à défaut d’une autre alternative à droite.
Face à ce véritable décrochage électoral, Nicolas Sarkozy a choisi, en fin stratège, de revenir chasser sur ses terres. L’interview au Figaro en fut le signal, où il traçait les premières esquisses : durcissement pénal contre les récidivistes, lutte contre l’insécurité et l’immigration clandestine. En bons exécutants de la parole présidentielle, les ministres ont suivi le mouvement. Le premier d’entre eux est en tournée pour rassurer et tenter de défendre les réformes. Brice Hortefeux a quant à lui présenté un nouveau plan de prévention contre la délinquance, tandis que Michelle Alliot-Marie a mis les pieds dans le plat en relançant le débat sur la castration chimique.
Quant à Eric Besson, Nicolas Sarkozy lui a délégué une mission de confiance à cinq mois des régionales : lancer un grand débat sur l’identité nationale. L’intention est bien entendu électoraliste, il s’agit une nouvelle fois de flatter l’électorat frontiste. Nicolas Sarkozy sait pertinemment que la lutte contre l’insécurité n’a plus aussi bonne côte qu’avant, que les Français s’en sont lassés. La dernière enquête TNS Sofres la classe qu’en 11eme position de leurs préoccupations.
En renouant avec ses thèmes de campagne, Nicolas Sarkozy espère empêcher une fracture qui semble pourtant irréversible. En effet, une bonne partie de la droite semble épuisée par ses contradictions et ses promesses non tenues. Aujourd’hui, même les chiraquiens les plus réservés haussent le ton. Après Alain Juppé, c’est François Baroin qui déclare que « Sarkozy se fout du monde avec la taxe professionnelle ».
Quant aux gaullistes, la nature de leurs relations avec Nicolas Sarkozy semble à jamais contrariée. Nicolas Dupont-Aignant tire à vue, tandis que Dominique de Villepin a remporté la bataille médiatique de l’affaire Clearstream. En attendant le jugement début 2010, la mission de son club de réflexion est claire : « réunir les sympathisants UMP qui n’en peuvent plus, socialistes en déshérence et partisans du MoDem qui n’y croient plus… » comme l’annonce la présidente du club Villepin, l’ancienne ministre Brigitte Girardin. Nicolas Sarkozy est prévenu.
vendredi 23 octobre 2009
Rencontre avec Dominique de Villepin le 27 octobre
Inscription par mail : clubvillepincom@gmail.com jusqu'au 15 octobre.
Après le procès Clearstream, de quoi aborder sereinement les enjeux de 2012.
Procès Clearstream, un espoir de Justice
Au terme de ces six semaines de procès, le réquisitoire terrible de Jean-Claude Marin est tombé. Devant le poids des peines réclamées, la volonté d’une exécution politique en règle. Mais aujourd’hui, la défense de Dominique de Villepin a prouvé que l’espoir de justice pouvait encore être entretenu…
Le réquisitoire de la honte…
Jean-Claude Marin est un procureur atypique, un acrobate judicaire de talent, que l’on dépeint souvent comme carriériste.
Pour devenir Procureur de la République, il est passé par toutes les couleurs politiques : balladurien, puis chiraquien et aujourd’hui sarkozyste. L’opportunisme est chez lui une seconde nature.
En juin 2008, Jean-Claude Marin lui-même affirmait que les « charges n’apparaissaient pas suffisantes » pour justifier le renvoi de Dominique de Villepin devant le tribunal correctionnel. Soucieux de conserver son poste, il a très vite tourné casaque et affirma donc le contraire en décembre.
Sur Europe 1 d’abord et au tribunal ensuite, le procureur Marin s’est évertué, en compagnie de Maître Thierry Herzog (avocat de Nicolas Sarkozy), à démontrer la culpabilité de Dominique de Villepin. Arnaud Montebourg en parle d’ailleurs comme d’un « préfet judiciaire aux ordres du gouvernement ». On apprenait d’ailleurs aujourd’hui qu’en guise de récompense pour ses « loyaux services » il obtiendrait le fauteuil de procureur général de la cour d’appel de Paris.
Faute de preuves suffisantes, l’ancien hôte de Matignon est aujourd’hui condamné pour son « silence »: il aurait dû savoir que les listings étaient faux, il aurait dû agir et stopper la machination.
Que Jean-Louis Gergorin et Imad Lahoud soient condamnés, c’est somme toute assez logique tant les preuves sont tangibles. On ne peut pas en dire autant pour Dominique de Villepin.
Jamais le conditionnel n’aura autant servi dans un réquisitoire. Jamais nous n’avions vu un procureur réclamer une peine aussi sévère pour une affaire de complicité de dénonciation calomnieuse : 18 mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 45.000 euros.
L’avocat de Dominique de Villepin, Me Metzner, soulignait à juste titre cette première juridique, la complicité par abstention : « On vient de créer le délit de ne rien faire », dit-il. Villepin n’est en réalité qu’un « coupable émissaire » pour reprendre la bonne formule d’Edwy Plenel.
Qu’en est-il de Michelle Alliot Marie dont le Général Rondot, son subordonné, affirme qu’elle était au courant ? Et que dire de Dominique Perben, alors Gardes des Sceaux ? Si Dominique de Villepin est coupable, ils le sont tout autant…
L’embastillement de Villepin, un ordre de mission
Jean-François Kahn affirmait dans Marianne que « l’élimination définitive de Villepin était ce qui était attendu au procès Clearstream […] Et voilà que la bête promise à l’hallali se cabre. Que ça ne tourne pas tout à fait comme prévu ».
Au cours de ces six semaines de procès, Dominique de Villepin a prouvé qu’il était bien le meilleur opposant à Nicolas Sarkozy. Auréolé de son succès dans les sondages, jouant de son coté bravache devant les caméras, il semble représenter pour un grand nombre de Français,la seule alternative au déclin républicain. « Il m’a offert une légitimité bien plus grande encore que celle des urnes. Je suis celui qui lui résiste. Le seul, le dernier. Sarkozy m’a ressuscité », confie-t-il au Nouvel Obs.
Nicolas Sarkozy, plutôt distant au départ, sait désormais qu’il ne peut plus laisser Dominique de Villepin s’en sortir indemne. Lui qui a tout fait pour réduire au silence toutes les voix dissidentes de la droite française voit ressurgir le spectre de son pire ennemi. Après l’avoir condamné par avance devant la France entière, le chef de l’Etat n’hésite plus à faire peser tout le poids de l’exécutif sur la Justice. L’embastillement de l’ancien hôte de Matignon s’est transformé en ordre de mission.
Ainsi, même si le Procureur n’a pas requis de peine d’inéligibilité, ce procès risque malgré tout d’obscurcir l’avenir politique de Dominique de Villepin. Si l’ancien Premier ministre est effectivement condamné et fait appel, l’affaire risque en effet de se prolonger durant de nombreuses années…
La défense fait voler en éclats l’instruction judicaire
Aujourd’hui, les avocats de Dominique de Villepin, Me Metzner et Me Leclerc, ont démonté point par point l’instruction judiciaire. Ces deux tauliers du barreau sont même allés jusqu’à montrer que juridiquement, rien ne prouve encore aujourd’hui que les listings soient faux (absence de signature et de dates). Au fil des plaidoiries, la « complicité par abstention » vole en éclats…
Olivier Metzner a une nouvelle fois été brillant, prouvant s’il y en avait encore besoin que ce procès est bel et bien un procès politique. Et d’ajouter que lorsque « la politique rentre dans le prétoire, la Justice en sort...»
Il a également dénoncé l’utilisation politique que Nicolas Sarkozy a faite de ce procès. Ironisant, il va même jusqu’à dire, « on fait comme si il y avait dans Sarkozy l’empreinte génétique de Dominique de Villepin », et d’ajouter que cette « affaire est montée à l’envers. On part du mobile pour arriver aux faits. »
Henri Leclerc, ancien président de la ligue des Droits de l’Homme, a conclu la plaidoirie de la défense en s’adressant au juge avec solennité : « Vous avez entre vos mains l’honneur de la justice, défendez-le en acquittant Dominique de Villepin ».
Devant cette démonstration de la défense, le réquisitoire vaporeux de Jean-Claude Marin semble ridicule. Si la Justice a encore un sens dans ce pays, le juge prononcera l’acquittement de Dominique de Villepin.
De toute manière, tous les juristes sont formels que ce soit devant la Cour de Cassation ou devant la Cour européenne des Droits de l’Homme : Dominique de Villepin finira blanchi. Si, devant cette éventuelle relaxe, le Parquet venait à faire appel, il ne ferait que conforter un peu plus l’idée d’une persécution organisée…